- Solidarité avec les AMAP de Lorena (Seysses et St Cyprien)

Concernant la question que j'ai posé à 'ensemble des élus et plus particulièrement à Mr Le Maire:

"Nous avons appris fin novembre que la mairie de Seysses lors de la 1ere révision du SCOT (1) avait effectué une demande auprès du SMEAT(2) de déclassification de 3.5ha de terres agricoles en zone agricole protégé pour la réalisation d'un crématorium, avec une compensation ENAF (3) à l'échelle de la commune.

-Pourquoi ne pas avoir tenu compte de l'avis de la CDPNAF (4), présidée par le préfet, qu'à ce sujet le 10 novembre 2015 émettait un AVIS DEFAVORABLE. La raison majeure était la consommation d’espace agricole car même si la zone est classé N dans le PLU (5) elle reste affecté à l’activité agricole. « Le projet d’implantation du crématorium parait relever d’une opportunité foncière ». Il est dit que « le projet tel que présenté n’aborde pas les nuisances que pourrait occasionner le fonctionnement de cet équipement par rapport aux activités agricoles à proximité (maraichage bio, cerealier…). Le dossier n’apporte aucun élément sur l’impact agricole (consommation d’espace supplémentaire)  qu’entrainerait la mise au gabarit de la voie communale nécessaire à la desserte du secteur. »

-Quelle est la compensation prévue par la mairie dans la demande faite auprès du SCOT? Car on peut lire dans le rapport d’enquête publique " (...) Le choix fait ne doit cependant pas pénaliser les exploitants et une compensation financière ou autre doit, le cas échéant, leur être proposée pour assurer la pérennité de leur activité. Cette compensation, si elle est justifiée, ne fera qu'amputer les recettes attendues par la collectivité issue du fonctionnement du crématorium."

-Pourquoi cette demande n'a pas été validé par l'ensemble des élus en Conseil Municipal? Nous avons regardé les procès verbaux de 2016 et dans aucun  d'entre eux figure ce point à l'ordre du jour. Les élus ne sont donc pas au courant de cette démarche. C'est une entrave grave à la démocratie locale.

Etant maraichère bio à Seysses à seulement 600m de la parcelle visée, avec une commercialisation uniquement en circuit court, mon activité est mise en péril par l’implantation d’une activité polluante comme un crématorium et ses rejet atmosphériques.

Au-delà de cet aspect important,  je défends le droit des paysans de jouir de zones leur étant complètement consacrés. Les pouvoirs publics appuient, au nom de la souveraineté alimentaire et de la lutte contre le réchauffement climatique, la sauvegarde des terres agricoles  par l’aide au maintien des exploitations et l’installation de jeunes paysans et en privilégiant l’agriculture paysanne et biologique.
J’attire votre attention sur le fait que nos parcelles font partie du hameau des Aujoulets, dans la plaine agricole irriguée.  D’après les considérations de la mairie: « Cette plaine se caractérise par un parcellaire complexe issus de la viticulture. Elle représente une forte valeur agricole qu’il faut préserver du mitage dans le contexte périurbain de l’agglomération toulousaine. Le  Projet  d’Aménagement  et  de  Développement  Durable  (PADD),  qui  exprime  le  projet politique  de  la  commune,  affirme  en  outre  comme  objectif  majeur  celui  de  « contenir l’urbanisation du hameau des Aujoulets à l’existant  (…) tout en préservant ses caractéristiques rural et habitat individuel». »

Toutes ces belles phrases s’échangent donc contre une compensation?

Paysannement,
Lorena SALDARRIAGA
31600 SEYSSES

(1)Schéma de Coherence Territorial 
(2) Syndicat Mixte d'études de l'Agglomération Toulousaine, organisme chargé du suivi de SCOT Schéma de Coherence Territoriale de Toulouse
(3) Espace Naturel Agricole ou Forestier
(4) 
Commission Départementale pour la Préservation d'espaces Naturels Agricoles et Forestiers
(4) Plan Local d'Urbanisme